Pédagogie nouvelle

Pédagogie nouvelle

Des pédagogues se sont rebellés contre la pédagogie classique. Une pédagogie nouvelle novatrice, un courant de pensée apparaît, elle soutient l’importance de la participation active de l’enfant dans l’apprentissage. Elle dénonce aussi le fait que l’apprentissage soit une accumulation de savoir. 

Le principe de participation active : l’apprentissage doit partir de l’intérêt de l’enfant. L’éducateur a un rôle d’accompagnateur, il suscite l’exploration, la coopération et la vie sociale. 

L’éducation nouvelle préconise une approche globale où toutes les sphères de développement sont importantes et sont sollicitées (cognitif, physique, social, affectif, créatif, manuel…) 

  • L’Italienne Maria Montessori (et son matériel à manipuler), 
  • L’Américain John Dewey (learning by doing), 
  • L’Allemand Rudolph Steiner (connaissance de l’être humain), 
  • Le Français Célestin Freinet (la classe coopérative) 
  • L’Autrichien Alfred Adler (psychologie individuelle) 

Montessori

Le programme Montessori part du principe qu’aucun être humain ne peut éduquer autrui : l’individu doit agir lui-même. On doit agir sur l’environnement et la motivation par la curiosité et l’amour de la connaissance de l’enfant. Pour Montessori l’éducation n’est pas de transmettre un savoir préétabli à l’enfant, mais plutôt de cultiver son propre  

Sa théorie 

  • Libre choix
  • Périodes sensibles : qui correspondent aux besoins de l’enfant de : bouger, parler, ordre, expressions sensorielles, comportement social
  • L’enfant construit son savoir à travers le jeu et l’interaction avec son environnement.
  • L’environnement, bien soigneusement préparé, repose sur l’organisation de la salle (les objets situés au niveau des enfants), de matériels pédagogiques spécifiques, le rôle de l’adulte « Aide-moi à faire tout seul » devise de Montessori.

John Dewey

Pour Dewey, la socialisation est importante dans l’éducation. L’école est un lieu expérimental avec une approche interdisciplinaire. Cette approche mobilise plusieurs disciplines ensemble. Ex. L’enfant apprend en même temps la science, les mathématiques, le français, etc.). Il n’y a pas d’examens ni de notes dans cette pratique. C’est une école laboratoire.

Curriculum (programme) se planifie selon l’intérêt de l’enfant. L’éducation pour lui est un processus de croissance et d’acquisition d’expériences, d’enquête, d’expérimentation, de l’intérêt des enfants, d’aspects sociaux, de liberté et d’impartialité.

Cette méthode éducative s’oppose à l’éducation traditionnelle centrée sur le savoir. Elle ne fait pas assez le lien entre ce qui est enseigné et l’intérêt des enfants primo. Secundo, l’éducation progressiste se concentre trop sur l’enfant et pas assez sur les besoins économiques de la société notamment.

Sa théorie. 

  • Apprendre en faisant. 
  • Apprendre à apprendre
  • Promotion de l’équité
  • Favoriser le développement naturel de l’enfant
  • Transmettre la culture
  • Servir l’utilité sociale

Rudolf Steiner 

Fondement de l’approche Rudolf Steiner : création artistique et manuelle en suivant l’évolution de l’enfant, en respectant sa personnalité et en développant sa curiosité. La motivation est le moteur de ce programme qui vise l’épanouissement de l’enfant. 

Sa théorie

  • Climat de confiance, d’attention et de respect même enseignant 
  • Importance du jeu libre
  • L’apprentissage se base sur le vécu et sur l’authentique
  • Appréciation au lieu de notation
  • Autonomie, créativité, sens de la responsabilité

Célestin Freinet

Freinet invente APP l’apprentissage par problème. C’est une pédagogie centrée sur l’apprenant et le « tâtonnement  expérimental » qui lui permet de développer la connaissance.

Sa théorie 

  • L’autoapprentissage
  • L’expression libre de l’enfant
  • L’échange entre enfants
  • Le sentiment d’efficacité personnel
  • Le plan de travail personnel 
  • Le travail coopératif
  • L’apprentissage par l’expérience et le tâtonnement.  

Alfred Adler

Alfred Adler (1870-1937), philosophe et psychiatre. 

Il a souligné la nécessité de comprendre les individus dans leur contexte social. 

Au début des années 1900, Adler aborde des questions cruciales 

  • L’égalité, 
  • L’éducation des parents : c’est en trouvant des moyens d’exprimer et d’accepter l’encouragement, le respect et l’intérêt social qui nous aident à nous sentir épanouis et optimistes. 

Les attitudes des parents ont une répercussion sur les attitudes des enfants.

Sa théorie 

  • La croissance et le développement des enfants.  
  • Encouragement et valorisation des enfants.

Il croit qu’« un enfant qui se comporte mal est un enfant découragé » l’aider à se sentir valorisé, significatif et compétent. Cette stratégie est souvent la plus efficace pour faire face à leurs comportements difficiles, ainsi que le défi quotidien.

Or selon Adler, notre manière de surmonter ces défis dépend de la première situation de défi que l’enfant a expérimenté et le sentiment qui l’accompagne. 

Lorsque l’enfant se sent découragé, il agit de manière malsaine soit en s’emportant, soit en se retirant ou en fuyant.

Cliquez ici pour partager
L'apprentissage n'a jamais été aussi facile