L’intelligence émotionnelle : neurosciences

L’intelligence émotionnelle : neurosciences

C’est une façon d’entraîner le cerveau à des modifications qui peuvent améliorer et enrichir notre vie. Je présenterai les quatre étapes : l’attention, l’engagement actif, le retour sur l’information et la consolidation. Ces phases entraînent l’enfant à l’intelligence émotionnelle dont le concept clé est la bienveillance.

« L’attention nous ouvre à la réalité et ouvre notre esprit. Le mouvement cérébral qui va nous permettre d’orienter notre action en fonction d’un objectif, d’un centre d’intérêt… Grâce à elle, nous captons, par nos cinq sens, les différentes informations en provenance soit de notre environnement, soit de notre ressenti émotionnel ou psychologique. »[1]

  • Définition de l’attention 

L’attention est le fait de sélectionner les informations, c’est une activité cérébrale. Elle a pour but de facilité l’apprentissage. L’attention est sélective.

  • Quelles conséquences pour l’éducatrice ?

L’éducatrice a pour rôle de canaliser et capter l’attention de l’enfant en ayant recours à des matériaux attrayants ou des activités captivantes afin d’orienter leur attention et les entraîner à rester concentrés. 

Voici quelques exemples d’activités qui participent au renforcement des capacités d’attention : la méditation, la motricité fine, la musique.

L’engagement permet à l’enfant « d’apprendre à l’enfant à apprendre. » Chaque enfant est unique et chaque apprentissage est différent d’un enfant à un autre. Il y a 4 étapes dans ce processus pédagogique : 

  • La première étape c’est engager l’action, et s’améliorer au fur et à mesure. 
  • La seconde étape mène à la réflexion sur l’action et dans l’action. 
  • La troisième étape est celle des ressources : l’aide de l’éducatrice, des amis.
  • La dernière étape est l’autonomie.

Lorsque l’enfant est engagé dans l’action, demandez à l’enfant ce qu’il fait. L’explication qu’il donne c’est un apprentissage, il exprime ses représentations mentales, il repère les obstacles et les franchis. 

L’apprentissage se déclenche par « essai erreur ». Les punitions, les remarques désobligeantes, les réprimandes, les dénigrements sont à bannir quand une enfant ne fait pas ce qu’on lui demande et comme on le lui demande cela. Ces réprobations augmentent sa peur, son stress, et son sentiment d’impuissance inutilement. Ces jugements sont néfastes pour l’apprentissage.

La motivation positive mène à l’action.

Les connaissances deviennent automatiques. 

Lors d’un nouvel apprentissage, notre cerveau traite l’information, mobilise l’attention, la comprend puis l’intègre petit à petit par la répétition jusqu’à l’acquisition de cette nouvelle connaissance.

  • Pour mémoriser une information, notre cerveau a besoin de trois passages au minimum,
  • Pour intégrer une nouvelle habitude, il a besoin de 21 jours.

Samira Buscaïno


[1] Audrey Akoun et Isabelle Pailleau auteur de la « Pédagogie positive »

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L'apprentissage n'a jamais été aussi facile