Pourquoi instaurer des règles et des limites?

Pourquoi instaurer des règles et des limites?

Pourquoi instaurer des règles et des limites?

Comment doit-on y parvenir

Un rappel aux parents aux éducatrices en petite enfance, aux adeptes de l’éducation bienveillante, l’éducation positive, etc. Les règles pour les petits loulous les rassurent, les aident à se sentir en sécurité. Les règles il faut s’entendre sur le sens qui vous donnez aux règles. Les règles en petite enfance « c’est apprendre des manières d’agir avec les autres personnes et les objets.» L’apprentissage est un processus, l’enfant apprend des manières, des attitudes pour socialiser . C’est ce qu’on appelle en jargon éducatif : soit règle, soit consigne, soit limite. Ces mots n’expriment pas des termes péjoratifs, ou de la soumission ou donner un ordre.

 En effet, le fait d’être encadré par des règles le protège, le tranquillise. L’enfant sait où aller et à quoi s’attendre. Ces règles lui permettent d’appréhender le concept « permis » et « pas permis ».

La société évolue rapidement en quelques décennies. Cela suscite la préoccupation et la réflexion des parents et des professionnels de l’enfance sur la question des limites permettant de poser des attitudes constructives dans la vie de l’enfant.

Les progrès de la recherche scientifique, l’accroissement et la transmission des connaissances sûres, reconnues sur les « compétences » de l’enfant ont contribué à considérer le bébé comme une « personne » avec des besoins et des intérêts à respecter. C’est la naissance de l’éducation des enfants. La soumission aveugle au diktat du parent n’est plus d’actualité et n’a plus sa place.

Comment alors trouver l’équilibre entre le laxisme et le cadre éducatif ?

Comment aider l’enfant à construire son estime de soi étouffée soit par le laxisme ou par les interdits ?

Comment soutenir l’enfant dans son cheminement dans l’exploration et la découverte du monde qui l’entoure ?

Comment aider l’enfant dans sa quête d’actualisation et d’affirmation de soi ?

Comment préserver le lien social et développer l’autonomie et la responsabilité de l’enfant ?

Comment savoir à quoi dire non et à quoi dire oui ?

Toutes ces questions soulevées soutiennent que les règles et les limites sont des actes éducatifs nécessaires.

À quel âge peut-on commencer à mettre des limites ?

Cela peut vous paraître à première vue surprenant, mais on commence très tôt. Dès que l’enfant commence à bouger, à se déplacer. 

L’enfant de 9 – 12 mois a besoin de l’adulte pour assurer sa survie. Ces premières limites ont pour objectif d’assurer sa sécurité et son développement physique. Elles organisent sa perception de lui-même et de ce qui l’entoure. En effet, sa découverte corporelle, sensorielle, émotionnelle des espaces et de l’environnement quotidien le rend vulnérable. Ces limites lui indiquent comment explorer l’environnement en toute sécurité. À cet âge, il n’a aucun sens ni conscience du danger. 

Par la suite, le sens des limites se développe et porte sur d’autres concepts, comment agir avec les autres en modérant et en maîtrisant ses gestes impulsifs. Exemple: « jeter ses jouets sur son ami » « arracher une plante », « taper ou mordre son ami ». L’enfant ne contrôle pas encore ses pulsions et ses désirs. Les limites lui enseignent la maîtrise de ses gestes impulsifs et qui lui permettent de canaliser ses élans et pulsions, essentielle pour sa sécurité interne. 

L’absence de cet accompagnement livre l’enfant à lui-même. Il sera soumis à un monde chaotique. Son rythme sera affecté et aura des conséquences sur l’apprentissage des règles sociales fondamentales. Les limites introduisent les règles de la vie, le respect de soi et des autres, nécessaire à l’empathie et la socialisation. Ne pas introduire des limites à l’enfant peut porter atteinte à la relation parent-enfant et peut générer des conflits tôt ou tard. Elle peut aussi lui transmettre une fausse image de ce qui l’attend dans le monde social et familial plus élargi.

Attention aux limites fluctuantes qui dépendent du registre émotif, désengagement, abandon, culpabilité, anxiété, incapacité des parents face à leur enfant.  Des règles floues, un jour « oui », un jour « non », sèment chez l’enfant le doute, l’incompréhension, l’absence de repères fiables et la perte de sens des règles et limites. Il faut se limiter à un petit nombre de limites indispensables. Il est important d’agir sur l’environnement afin de le rendre sécuritaire et fonctionnel pour l’enfant. 

Les limites et les règles doivent être claires, le premier objectif est la santé et la sécurité. Par la suite l’objectif change apprendre à l’enfant la socialisation, la bienveillance avec l’apprentissage du langage. Dire « non » le maintenir aujourd’hui, demain, la semaine prochaine, la persévérance et la constance seront récompensées.L’enfant apprend et comprend ce qu’on attend de lui comme comportement adéquat. Avec les enfants, éviter les longues explications du « pourquoi » parfois inconsciemment ils deviennent des discours moralisateurs qui n’ont aucune signification pour l’enfant. Au point de vue cognitif, l’enfant n’a pas la capacité intellectuelle pour écouter ni comprendre des discours moralisateurs.  Exemple « tu as tapé ton ami ce n’est pas gentil, etc. ( développement moral: le bien le mal -7 ans). «Non tu ne tapes pas ton ami, parce que tu lui fais mal, elle est triste». Cette courte explication suffit.

On peut présenter les règles et les limites positivement. Voilà ce qui est permis, voilà ton espace ta source de plaisir. La disponibilité du parent est requise pour soutenir l’enfant dans cet environnement, pour accueillir sa frustration, pour partager ses rêves et les exprimer.

Samira Buscaino

Mots clés : Communication bébé, éducation bien veillante, éducation des enfants, éducation positive, éducatrice petite enfance, survie du bébé, limites, consignes, les règles, dire non à un enfant, règles et limites positives

Cliquez ici pour partager
L'apprentissage n'a jamais été aussi facile