Le soutien émotionnel de l’enfant

Le soutien émotionnel de l’enfant

Tout d’abord il faut mettre l’enfant au cœur de l’intervention comme le stipule le programme éducatif au Québec « Accueillir la petite enfance ».

En quoi consiste le soutien émotionnel pour l’éducatrice ?

L’éducatrice doit avoir une vision d’évolution continue, car le soutien émotionnel est un processus. C’est aussi une démarche réflexive qui va chercher des concepts comme l’attachement, l’image, les représentations, le cœur, l’amour, les câlins, etc.

Comment créer cette démarche de soutien ?

Cette démarche est importante, elle aura un impact sur le bien-être de l’enfant.

Le cerveau est composé du cerveau archaïque qui dirige le comportement physiologique de base. Le cerveau émotionnel qui gère les émotions, il a un rôle très important dans le comportement face aux émotions comme l’agressivité, la douleur morale, la peur, le plaisir, etc. Et le cerveau préfrontal qui est le siège du langage, de la mémoire de travail, du raisonnement, de la bienveillance, de la gestion des conflits, de l’empathie, etc.

Le jeune enfant n’a pas encore la maturité cérébrale. Son cerveau se développe, se transforme durant des années. Pour cette raison le soutien de l’enfant est nécessaire pour la gestion de ses émotions.

Quelles sont les démarches qui contribuent au soutien émotionnel ?

Les démarches qui contribuent au soutien émotionnel sont

  • Le lien d’attachement, il soutient l’émotion, le climat positif, bien-être socioaffectif.
  • La qualité de l’interaction : le climat doit être positif entre l’enfant et l’éducatrice. Les échanges doivent être sains et chaleureux. La collaboration se base sur l’écoute, le respect de l’autre, l’estime et la confiance. 
  • La qualité de l’aménagement : est un référentiel du programme éducatif « Accueillir la petite enfance » sur lequel s’appuie la vie en collectivité : les règles, les coins, l’équipement, le matériel de jeu, l’aménagement intérieur et extérieur. Un environnement est offert pour soutenir le développement de l’enfant.
  • La sécurité affective : elle implique le détachement, la prise de risque, l’initiative ; l’estime de soi, la confiance en soi, la construction de relation saine avec les pairs et l’adulte, l’autorégulation et la compréhension de ses émotions, l’empathie. 

Chaque enfant possède des ressources émotionnelles qu’au fil du temps ils se forment pour atteindre son plein potentiel. Son soutien fait partie intégrante du bon développement de l’enfant.

Samira Buscaïno

Mots clés : potentiel émotionnel, développement de l’enfant, la sécurité affective, la qualité de l’aménagementla qualité de l’interaction, le lien d’attachement, soutien émotionnel.

Cliquez ici pour partager
L'apprentissage n'a jamais été aussi facile